En attendant le retour en forme de Sabri Lamouchi, Marseille a déjà trouvé un patron au milieu : il s'agit de Wilson Oruma. L'ex Sochalien s'est intégré à vitesse grand V au sein de l'OM. A son arrivée, tout sourire et optimiste, il nous avait confié, dans son style inimitable, ses espoirs pour cette saison.
Wilson Oruma, avez-vous eu peur de signer dans un club qui n'a pas connu de grands résultats ces derniers temps ?
Je remercie Dieu d'être à Marseille. C'est comme un rêve pour moi de jouer à l'OM. C'est bien d'être là, je suis content. Je connais la pression marseillaise : je lis les journaux. On parle aussi avec les joueurs. Le métier est dur et passionnant à la fois : les supporters ne sont pas patients, mais il faut faire avec. Il faut faire le boulot comme il faut.
Pourquoi avoir choisi Marseille plutôt qu'un autre club ?
Marseille me suivait depuis l'année dernière. Ils étaient vraiment intéressés mais Sochaux ne m'a pas laissé partir. A partir delà, pour cette saison, quand les autres clubs m'ont fait des propositions j'ai préféré venir à Marseille.
Comment vivez-vous les éternels changements au sein de l'OM ?
L'OM c'est l'OM. C'est ça qui est spécial. C'est un challenge, il faut prendre ses responsabilités en venant ici. C'est un challenge : on ne sait pas ce qui va se passer, mais il fallait tenter ce challenge. Tu réussis tant mieux, tu échoues, tant pis, mais j'espère vraiment réussir.
« Je ne suis pas Pedretti »
Quand vous voyez échouer Costa et Pedretti à Marseille, vous vous dîtes quoi ?
Comme j'ai dit : c'est un challenge à relever. Pedretti ? Je ne suis pas Pedretti, je suis Wilson Oruma. Je suis prêt à réussir ce challenge. Wilson Oruma tente sa chance : si elle me sourit tant mieux, si elle ne me sourit pas...
Que pensez-vous qu'on attend de vous sur le terrain ?
Déjà, de bien m'entendre avec les coéquipiers et ensuite de trouver du plaisir. Quand tu trouves du plaisir, le boulot se passe bien. Après, le coach, j'ai confiance en lui et il me donne de la confiance. Pour apporter de la vitesse, si ce n'est pas moi qui apporte quelque chose, ce sera un autre, mais je travaille pour apporter de la vitesse. Mais le football c'est collectif : avant tout il faut trouver un esprit d'équipe : à partir de là, ce ne sera que du bonheur.
Vous avez été opéré du ménisque l'an passé : pensez-vous pouvoir tenir la cadence avec l'Intertoto, le championnat...
Je fais tout pour. J'ai fait la fin du championnat après mon opération. Je fais tout pour bien préparer une saison qui ne sera que du bonheur.
Wilson, cette saison aura lieu la CAN, quelle est votre situation vis-à-vis du Nigeria ?
J'étais fâché avec l'ancien sélectionneur : il s'est fait virer. Là, je ne pense qu'au championnat. L'équipe nationale, je ne m'occupe pas de ça. Je suis toujours fier d'être Nigérian, mais après il y a un choix à faire. Cela fait longtemps que je ne suis pas dans l'équipe nationale. On verra.